Affaire des assistants parlementaires du Modem : un témoignage accable Marielle de Sarnez

Marielle de Sarnez

Une de ses anciennes assistantes parlementaires aurait confié aux enquêteurs avoir surtout été son assistante personnelle.

C’est un témoignage embarrassant pour l’ancienne numéro 2 du Modem, Marielle de Sarnez. Selon Le Parisien, Karine Aouadj, une de ses anciennes assistantes parlementaires locales au Parlement européen, a affirmé aux enquêteurs qu’elle a surtout été son assistante personnelle.

Elle aurait été entendue par les enquêteurs en juillet dernier. “J’ai été son assistante personnelle, jamais son assistante parlementaire européenne”, a-t-elle notamment lancé devant les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

Réservation de restaurants, de billets de train…

Parmi les tâches qu’elle a effectuées, l’organisation de week-ends de loisirs, la réservation de restaurants, de billets de trains… Des tâches qui n’ont rien à voir avec les missions d’une assistante parlementaire.

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Après avoir travaillé durant trois ans pour François Bayrou, Karine Aouadj est devenue assistante à temps partiel de Marielle de Sarnez. Mais elle affirme avoir continué à effectuer des tâches pour le président du Modem.

L’entourage de François Bayrou, leader du Modem, dément les propos de Karine Aouadj. Un terme aurait été mis à sa collaboration, “d’un commun accord”, début 2017 après plusieurs années de congés maladie. Ce qui expliquerait son amertume, selon un membre de la direction du MoDem.

Une enquête ouverte

Le 19 juillet dernier une information judiciaire était ouverte pour “abus de confiance, recel d’abus de confiance et escroqueries”. Le parlement européen est partie civile.

Une enquête préliminaire avait été ouverte sur cette affaire en juin dernier après un signalement à la justice. Un ex-collaborateur du MoDem affirme en effet avoir été en partie rémunéré en 2011 sur l’enveloppe parlementaire de l’ex-eurodéputé du Sud-Est, Jean-Luc Bennahmias, alors qu’il avait été recruté en CDI pour travailler au sein du parti centriste.

Ils ont démissionné du gouvernement

Jean-Luc Bennahmias, qui a quitté le MoDem à l’automne 2013, a démenti : “il dit qu’il n’a jamais travaillé pour moi ! Il a dû oublier”. “Il répercutait le travail que je faisais au Parlement européen sur le site internet du MoDem” et était en relation avec “mes autres assistants parlementaires à Bruxelles et à Marseille”, expliquait Jean-Luc Bennhamias.

Témoignant sous couvert d’anonymat, l’ex-salarié avait plus globalement dénoncé “l’opacité” qui entourait, selon lui, la prise en charge des salaires au sein de la formation du centre dirigée par François Bayrou, via le Parlement européen. Cette affaire avait conduit à la démission de François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard du gouvernement.

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