Alexandre Benalla fera finalement face au Sénat

L’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla, a finalement décidé mardi qu’il se rendrait à la convocation d’une commission sénatoriale.

Nouveau revirement, dans l’affaire qui porte son nom, après avoir fait savoir qu’il ne s’y rendrait pas, l’ex-chargé de mission de l’Elysée a finalement décider de se présenter à une commission sénatoriale après avoir été menacé de sanctions. Un refus de se présenter est punissable de deux ans d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende.

“Je suis dans la transparence la plus totale. Je n’ai rien à cacher”, a-t-il assuré à l’AFP. Mais, avertit-il, dans son communiqué, “je ne pourrai répondre à aucune question concernant les faits dont la justice est saisie”. Et “je ne pourrai pas non plus répondre aux questions dont la réponse supposerait de violer le secret de la défense ou le secret professionnel auxquels je suis lié”.

 

Mis en examen en juillet

Filmé en train de violenter un manifestant en marge des défilés du 1er-Mai, Alexandre Benalla a été mis en examen le 22 juillet notamment pour “violences en réunion” aux côtés d’un employé de la République en marche, Vincent Crase.

Trois policiers sont également mis en examen pour “détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection” et “violation du secret professionnel”.

 

Les auditions reprennent ce mercredi

La commission des lois du Sénat, constituée en commission d’enquête souhaite désormais entendre le principal protagoniste dans cette affaire au même titre que d’autres personnes concernées.

Par ailleurs, Alexandre Benalla a prévu de se rendre à une convocation des juges le 28 septembre, selon son avocat Me Liénard   .

En attendant son audition prévue pour le 19 septembre, les auditions de la commission des Lois doivent reprendre ce mercredi avec le général Eric Bio-Farina, commandant militaire de l’Elysée, et François-Xavier Lauch, chef de cabinet du président. Il s’agira aujourd’hui pour les sénateurs de déterminer quel était le rôle exact d’Alexandre Benalla à l’Elysée et de savoir si il n’a pas rempli une fonction de protection personnelle du chef de l’Etat, tache réservée aux unités d’élite de la police et de la gendarmerie.