Béziers : Robert Ménard crée une nouvelle polémique avec une affiche

AFP PHOTO / SYLVAIN THOMAS

“L’État étrangle nos communes”. Avec une affiche placardée à Béziers associant baisse de dotations de l’État et violences conjugales, le maire Robert Ménard, habitué des sorties polémiques, provoque la colère du préfet de l’Hérault.

L’affiche, un dessin sur fond mauve, représente un homme visiblement en colère, les mains enserrant le cou d’une jeune femme blonde, la tête renversée. Une affiche qui fait clairement référence aux violences conjugales, responsables de la mort de 123 femmes et 34 hommes en 2016.

“Cette affiche est scandaleuse. Elle exalte la violence et la haine”, a réagi le préfet, Pierre Pouëssel, dans un communiqué. “Elle contient tous les ingrédients d’un populisme de caniveau que le maire de Béziers cultive sans vergogne”, a-t-il ajouté.


“Dotations, emplois aidés, logement, subventions… L’État étrangle nos communes #ÇaFaitMal”, peut-on y lire.


Le Mouvement des jeunes socialistes de l’Hérault a demandé le retrait de cette campagne sur son site internet, dénonçant les “représentations sociales sexistes, propres au patriarcat” utilisées par Robert Ménard. “À banaliser encore plus qu’ils ne le sont déjà les comportements de violences et de domination des hommes envers les femmes, cette campagne est complice”, estime le MJS.
“Peut-on sérieusement comparer une violence physique à une baisse de budget ? Peut-on éhontément dire vouloir lutter contre la délinquance tout en la banalisant ?”, s’interroge le MJS.

Dans le journal de Béziers, Robert Ménard se dit “très inquiet” pour sa commune. “Les dotations de l’État ont diminué de près de deux millions d’euros en 2013. Et tout nous pousse à croire que cela va continuer” explique-t-il. “On nous annonce des économies, toujours plus d’économies.”

Robert Ménard, élu maire de Béziers avec le soutien du Front National en 2014, est coutumier des polémiques. En octobre 2016, l’édile avait déjà suscité un tollé en placardant des affiches représentant des hommes barbus présentés comme des migrants qui “arrivent” dans le “centre-ville”. La justice avait ouvert une enquête.

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