Bure : les opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires évacués

Le Bois Lejuc – Illustration – AFPP

Cinq cents gendarmes étaient mobilisés jeudi pour mettre fin “à l’occupation illégale” du Bois Lejuc, dans la Meuse.

L’opération s’est terminée dans l’après-midi. La gendarmerie nationale a évacué jeudi le bois Lejuc, épicentre de la lutte contre le projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse), avec une opération d’envergure pour déloger par surprise les opposants antinucléaires.

Dès l’aube, cinq cents gendarmes ont été mobilisés pour l’évacuation de ce site de 221 hectares à proximité de Bure. Au début de l’intervention, une quinzaine d’opposants étaient présents.


L’application d’une décision de justice

Cette opération, qui vise “à mettre fin à l’occupation illégale” du Bois Lejuc, a mis à exécution une décision de justice prise en avril par le Tribunal de grande instance de Bar-le-Duc.

L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) avait retenu le Bois Lejuc pour l’installation des cheminées d’aération du projet Cigéo, visant à enfouir à 500 mètres sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français. L’agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d’autorisation de création (DAC) du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l’heure impossibles par l’occupation du bois.

Une “erreur historique”

Les opposants au projet dénoncent le recours à la force et évoquent une “erreur historique” :


Les militants anti-nucléaires appellent à une manifestation ce jeudi soir à 18 heures devant toutes les préfectures :


La préfète du département doit faire un premier point avec la presse sur place vers 9 heures, alors que l’évacuation du site de 221 hectares est toujours en cours actuellement.

Bure : les anti-nucléaire font de la résistance (15/08/17)