Couple de policiers agressé en Seine-et-Marne : 3 ans et demi et 4 ans et demi ferme pour les frères accusés

AFP

Les deux hommes de 27 et 24 ans étaient jugés en comparution immédiate pour avoir frappé un couple de policiers en dehors de leur service.

Le parquet avait requis quatre ans de prison, dont un an avec sursis, à l’encontre de l’aîné déjà condamné pour violences en 2014, et trois ans dont six mois avec sursis à l’encontre du cadet. Mais le tribunal correctionnel de Meaux est allé au-delà.

Ce mercredi 11 juillet, deux frères de 27 et 24 ans étaient jugés en comparution immédiate après avoir agressé un couple de policiers en dehors de leur service à Othis, en Seine-et-Marne. La justice les a condamné pour violences aggravées sur personnes dépositaires de l’autorité publique à six ans de prison, dont 18 mois avec sursis (donc 4 ans et demi ferme) et mise à l’épreuve pendant deux ans pour l’aîné,  et à quatre ans dont six mois avec sursis (donc 3 ans et demi ferme) et mise à l’épreuve pendant deux ans pour le second.

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Des “regrets” formulés par les deux accusés

Apparus sonnés à l’énoncé du jugement, ils avaient un peu plus tôt dit “regretter” les violences commises sur le couple qui sortait du domicile d’une amie, également nounou de leur fille de trois ans, au moment des faits.

“Barbie, c’est pas fini, on va te niquer”, avait alors lancé l’aîné à la policière, selon le récit du couple. Ce dernier qui était en train d’installer leur fille dans la voiture se voit alors roué de coups. La policière, en fonction à Aulnay-sous-bois, s’est vu prescrire 4 jours d’ITT, son compagnon 15.

Les causes de l’agression restent floues. Des sources proches de l’enquête avaient dans un premier temps affirmé que l’aîné des deux frères avait reconnu la fonctionnaire qui l’avait contrôlé quelques mois plus tôt.

Deux versions différentes

Mais les prévenus, qui avaient gardé le silence en garde à vue, ont affirmé qu’ils avaient été alpagués par les policiers, qui reprochaient à l’aîné d’avoir ébruité l’adresse de ce logement après y avoir croisé la fonctionnaire six mois plus tôt. La policière avait porté plainte. L’aîné avait alors été mis hors de cause, selon l’AFP.

Il y a une semaine, cette agression avait choqué jusqu’au sommet de l’État. Emmanuel Macron avait ainsi réagi sur Twitter : “Pas de mots assez durs pour l’ignominie et la lâcheté des deux voyous qui ont agressé (…) un couple de policiers en dehors de leur service sous les yeux de leur petite fille”.