Emmanuel Macron réaffirme la responsabilité de la France dans la rafle du Vél d'Hiv


En présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Emmanuel Macron a réaffirmé la responsabilité de la France dans la rafle du Vél d’Hiv, dimanche 16 juillet, durant la commémoration du 75e anniversaire du drame.

“Un geste très, très fort”. C’est par ces mots que le Premier ministre israélien a décrit l’invitation d’Emmanuel Macron. Ce dernier a en effet convié Benjamin Netanyahu à participer, ce dimanche à Paris, aux commémorations de la rafle du Vél d’Hiv. Durant la cérémonie, l’homme fort du gouvernement israélien a ainsi indiqué que “cette invitation pour commémorer ensemble main dans la main est un geste très, très fort. Elle témoigne de l’amitié ancienne et profonde entre la France et Israël (…) A vous M.le président, à la France, à tout le peuple français, du fond du cœur, je dis merci”, a-t-il ajouté, en français.

“Je ne parle pas très bien le français mais ici à Paris aujourd’hui, je tenais à prononcer quelques mots dans votre langue. Le français était aussi la langue de milliers de Juifs à qui nous rendons hommage aujourd’hui”, a expliqué Benjamin Netanyahu. C’est la première fois qu’un dirigeant israélien assiste à cette commémoration, précise encore l’AFP.


“Nous ne céderons rien aux messages de haine”

De son côté, Emmanuel Macron a réaffirmé la responsabilité de la France dans le terrible événement. “C’est bien la France qui organisa” la rafle du Vél d’Hiv, a-t-il affirmé, ajoutant que “pas un seul Allemand” ne participa à son organisation. “Il est si commode de voir en Vichy un monstruosité née de rien (…) mais c’est faux”, a encore expliqué le chef de l’Etat.”Récemment encore, ce que nous croyons établi par les autorités de la République, sans distinction partisane, avéré par tous les historiens, (…) s’est trouvé contesté par des responsables politiques français prêts à faire reculer la vérité”, a rappelé Emmanuel Macron, dans une allusion à peine voilée aux propos tenus par Marine Le Pen sur le sujet durant la campagne présidentielle.

Rafle du Vel d’Hiv’ : le tollé après les propos de Marine Le Pen


 

“Alors oui, je le redis ici, c’est bien la France qui organisa la rafle puis la déportation et donc, pour presque tous, la mort des 13.152 personnes de confession juive arrachées les 16 et 17 juillet à leur domicile”, a-t-il encore déclaré, promettant en outre : “Nous ne cèderons rien aux messages de haine, nous ne céderons rien à l’antisionisme car il est la forme réinventée de l’antisémitisme”.

Sur Twitter, l’hommage des politiques

Sur le réseau à l’oiseau bleu, les hommages de la sphère politique se sont multipliés tout au long de la matinée :





Entre les 16 et 17 juillet 1942, plus de 13.000 personnes ont été arrêtées, à Paris et en banlieue, avant d’être déportées. Moins d’une centaine d’entre elles parviendront à revenir de l’enfer des camps nazis. Il s’agit de la plus grande arrestation de Juifs réalisée en France au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Ils ont été les témoins de la rafle :


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