Emplois fictifs présumés au Parlement européen : plusieurs membres du RN mis en examen

Le député européen du Rassemblement national Nicolas Bay – GUILLAUME SOUVANT / AFPL

L’eurodéputé Nicolas Bay, le garde du corps de Marine Le Pen ainsi que deux anciens assistants parlementaires ont été mis en examen pour “abus de confiance” et “recel d’abus de confiance”.

C’est une affaire qui continue d’empoisonner le parti de Marine Le Pen. L’enquête concernant les emplois présumés fictifs du FN (désormais Rassemblement national) au Parlement européen a pris un nouveau tournant ces derniers jours.

Alors que la justice a annoncé ce week-end la saisie de deux millions d’euros d’aide publique dus au RN, on apprend ce lundi 9 juillet que plusieurs membres du parti ont été mis en examen au mois de juin dans le cadre de cette affaire.

Il s’agit de l’eurodéputé Nicolas Bay, dont le nom circule pour conduire la liste du Rassemblement national aux élections européennes. Ce dernier a été mis en examen le 8 juin dernier pour “abus de confiance”, le même chef de délit retenu à l’encontre de la présidente du RN Marine Le Pen en juin 2017 par les juges d’instruction.

À la fois au Parlement européen et au secrétariat général du parti

Cette nouvelle mise en examen au RN concerne l’emploi présumé fictif de Timothée Houssin, assistant parlementaire de Nicolas Bay, entre juillet 2014 et début 2015, alors qu’il travaillait “en réalité pendant son contrat au sein du secrétariat général (du FN)”, selon des sources proches du dossier.

Autre personne mise en cause, le garde du corps de Marine Le Pen Thierry Légier. Il a été mis en examen pour “recel d’abus de confiance” le 18 avril dernier. La justice a dans le viseur son emploi d’assistant parlementaire aux côtés notamment de Jean-Marie Le Pen et de Marine Le Pen alors qu’il occupait en réalité les fonctions de garde du corps du fondateur du FN puis de sa fille, à compter de 2011.

Deux anciens assistants parlementaires mis en cause

Deux autres anciens assistants ont été mis en examen la semaine dernière, également pour “recel d’abus de confiance” : Micheline Bruna, qui était assistante au Parlement européen entre autres de Marine Le Pen et de Bruno Gollnisch alors qu’elle était en même temps secrétaire particulière de Jean-Marie Le Pen, et Guillaume L’Huillier, poursuivi pour son emploi présumé fictif auprès de Marine Le Pen puis de Bruno Gollnisch “mais travaillant en réalité comme directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen”, d’après l’une des sources.

Ces mises en examen s’ajoutent à celle de Bruno Gollnisch, révélée vendredi 7 juin. L’ancien bras droit de Jean-Marie Le Pen est lui aussi accusé d'”abus de confiance”.