France : Greenpeace alerte sur la pollution des stades dans les grandes villes

Une étude alarmante de Greenpeace s’inquiète de l’air que l’on respire dans les stades citadins. Plusieurs terrains de sport, très souvent installés à proximité d’importants axes routiers, ont été analysés à Paris, Marseille et Lyon. Résultat, le niveau de pollution est très préoccupant.

Greenpeace tire la sonnette d’alarme ! En ville, santé et sport en plein air ne font pas toujours bon ménage. En effet, l’ONG a relevé des taux de dioxyde d’azote (NO2) élevés aux abords de terrains de football à Paris, Lyon et Marseille. Un pollution “particulièrement préoccupant(e)” s’alarme Greenpeace :

“Ces niveaux de concentration (…) interviennent dans des lieux et à des heures où enfants et adultes peuvent pratiquer une activité physique et donc inhaler quatre à dix fois plus de polluants atmosphériques qu’au repos” 

Un étude proche de la réalité

L’ONG souligne que les relevés ont été effectués en dehors des pics de pollution et qu’elle a choisi ces stades car ils reflètent “la réalité de la vie dans les grandes villes françaises” où des “personnes vivent à proximité immédiate d’un trafic routier important”.

75.000 décès par an

Le dioxyde d’azote (NO2), rejeté par les véhicules diesel, est responsable de 75.000 décès prématurés par an en Europe, selon les chiffres publiés en 2017 par l’Agence européenne de l’environnement (AEE). Les particules très fines (PM 2,5), particules composées de poussière, de fumée, de suie ou de pollen, sont elles à l’origine d’un peu moins de 400.000 morts prématurées par an.

Le sport en ville : une pratique à risque

Le médecin Gilles Dixsaut, président du comité francilien contre les maladies respiratoires, et cité par Greenpeace, précise :

“Les sportifs, en ville, sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air (…) En milieu urbain, les polluants inhalés sont tous des irritants des voies respiratoires”, avec un risque d'”augmentation du risque d’asthme et l’aggravation de maladies pulmonaires préexistantes”

La Commission européenne a renvoyé la France et cinq autres Etats devant la Cour de justice de l’Union européenne en raison de manquements répétés à leurs obligations en matière de lutte contre la pollution de l’air.