Glyphosate : Hulot propose un renouvellement limité à trois ans au niveau européen

AFP

Très utilisé en agriculture, la dangerosité de cet herbicide est au cœur d’une controverse. Contrairement aux agences européennes, le glyphosate a été classé “cancérogène probable” par l’OMS en 2015. Son autorisation dans l’Union Européenne arrive à son terme à la fin de l’année.

Limiter à “trois ans” le renouvellement au niveau européen du glyphosate. C’est la proposition du ministre de la Transition écologique. Nicolas Hulot entend se donner le temps de “regarder tout ce qu’on peut trouver en termes d’alternative”

La France a déjà affirmé qu’elle voterait mercredi contre le renouvellement pour dix ans de l’utilisation de l’herbicide controversé. Il s’agit de la durée proposée par la Commission européenne après avis de l’Agence européenne pour la sécurité des aliments (Efsa), qui a classé l’herbicide comme non cancérogène.

Le quinquennat comme terme

“Je ne suis pas trop inquiet. Je n’imagine pas (…) qu’on autorise pour dix ans. Je n’imagine pas une seule seconde”, a commenté Nicolas Hulot sur RTL. “Ce qui m’intéresse c’est tout ce qui se fait dans la fenêtre du quinquennat.”, a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert s’est prononcé quant à lui pour la réhomologation du glyphosate pour une durée de cinq à sept ans. Nicolas Hulot s’en remet à la décision de l’exécutif. “Le gouvernement prendra sa décision, mais l’idée qu’on soit en dessous de cinq ans me paraît plus cohérent pour tout le monde”, a-t-il affirmé.

Appel de députés LREM pour une interdiction rapide

Cette prise de position intervient alors que les pays de l’Union européenne doivent se prononcer mercredi sur la réautorisation du glyphosate. Quelque 54 des 310 députés de La République en marche (LREM) ont d’ailleurs demandé dans une tribune au Monde mise en ligne dimanche l’interdiction “le plus rapidement possible” du glyphosate dans l’Union européenne, au nom de “la santé de tous”.

Très utilisé en agriculture, la dangerosité de cet herbicide est au cœur d’une controverse. Le Centre international de recherche sur le cancer (OMS) l’a classé “cancérogène probable” en 2015, contrairement aux agences européennes, l’Efsa et l’Echa.

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