Gouvernement : qui sont les nouvelles ministres issues de la société civile ?

Elles sont les grandes inconnues de ce premier gouvernement Philippe. Quatre femmes issues de la société civile font leurs apparitions dans le premier gouvernement de l’ère Macron : Frédérique Vidal, Françoise Nyssen, Muriel Pénicaud et Agnès Buzyn. Portraits.

Muriel Pénicaud, ministre du Travail

A 62 ans, celle qui remplace Myriam El Khomri au périlleux portefeuille du Travail est la dirigeante de l’agence publique Business France, née de la fusion en 2014 d’Ubifrance et de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII). Auparavant Muriel Pénicaud aura été directrice générale des Ressources humaines de Danone et de Dassault Systèmes.

Mais cette diplômée d’histoire, de sciences de l’éducation et de psychologie clinique n’est pas étrangère au ministère du Travail. Avant de partir dans le privé en 1993, elle y commence sa carrière comme administrateur territorial, en conseillant alors Martine Aubry.

Elle qui, enfant, voulait être chef d’orchestre, aura à mettre en musique la réforme du marché du travail et devra puiser dans son sens de la diplomatie pour négocier avec les partenaires sociaux, alors qu’Emmanuel Macron veut procéder par ordonnance pour avancer rapidement.

Françoise Nyssen, ministre de la Culture

Nommée mercredi ministre de la Culture, la présidente d’Actes Sud, Françoise Nyssen, 65 ans, est connue pour son engagement citoyen et une détermination sans faille qui a fait d’une “petite” maison l’un des fleurons de l’édition française. Française née en Belgique le 9 juin 1951, Françoise Nyssen est l’heureuse éditrice de trois Prix Goncourt (Laurent Gaudé, Jérôme Ferrari et Mathias Enard) et de deux prix Nobel de littérature (Imre Kertész et Svetlana Alexievitch).

Engagée et défricheuse en littérature, elle a publié des auteurs comme l’Algérien Kamel Daoud, le Britannique Salman Rushdie, la Turque Asli Erdogan ou l’Américain Paul Auster. Mais sa maison peut aussi se targuer d’être l’éditeur de la série de polars suédois “Millenium”, imaginée par Stieg Larsson et poursuivie par David Lagercrantz.

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Issue de la société civile, Frédérique Vidal est une spécialiste de la génétique moléculaire qui préside l’Université Nice Sophia Antipolis depuis mai 2012. Son prédécesseur Thierry Mandon, nommé en juin 2015, n’avait que le rang de secrétaire d’Etat, chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. En outre, le périmètre du ministère s’élargit: Frédérique Vidal s’occupera également de l’innovation.

Au moment de l’annonce de sa nomination, Frédérique Vidal, âgée de 53 ans, se trouvait à New York pour un forum sur les sciences et la technologie, a-t-on appris auprès de l’université. Elle est en train de regagner la France pour la passation de pouvoirs jeudi matin juste avant le premier Conseil des ministres du gouvernement d’Edouard Philippe.

Pendant ses deux mandats à la tête de l’Université Nice Sophia Antipolis, Frédérique Vidal “a eu à coeur de faire rayonner l’université sur la totalité du territoire de la Côte d’Azur et de changer le regard porté par les collectivités et le monde socio-économique sur l’université”, selon un communiqué de cette université.

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé

C’est une médecin qui prend les rênes du ministère de la Santé : professeur spécialisée en hématologie, enseignante et chercheur, Agnès Buzyn était depuis mars 2016 la présidente de la Haute autorité de santé (HAS). Quelques heures avant sa nomination surprise, cette femme de 54 ans présidait mercredi matin une conférence de presse à la HAS, à Saint-Denis, près du Stade de France. Son thème : l’introduction des tests ADN de dépistage prénatal de la trisomie 21 dans le dispositif officiel de santé national.

Issue d’une famille de médecins, ancienne interne des Hôpitaux de Paris, Agnès Buzyn a réalisé la majeure partie de son parcours de clinicienne hématologue et d’universitaire à l’Université Paris V-Hôpital Necker. Elle a été responsable de l’Unité de soins intensifs d’hématologie adulte et de greffe de moelle de 1992 à 2011. Comme chercheur, ses travaux ont donné lieu à plus de 150 publications dans des revues scientifiques en langue anglaise. Elle gardait jusqu’à présent une activité de consultation d’hématologie à l’hôpital Saint-Antoine à Paris.

 

 

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