Grève SNCF : l'intersyndicale "suspend" la concertation avec la ministre des Transports

AFP

L’intersyndicale de la SNCF veut désormais poursuivre les négociations avec le Premier ministre.

Les syndicats de la SNCF durcissent le ton. Jeudi, ils ont “collectivement” claqué la porte des discussions avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Les négociations ne sont pas rompues pour autant. Ayant acté la poursuite de la grève de deux jours sur cinq, ils veulent désormais poursuivre le dialogue avec Matignon.

“Pour l’instant, on en reste à notre calendrier annoncé (…) On verra si on est obligés d’aller plus loin que juin” (Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.)

Se disant “tous surpris” par les déclarations “du Premier ministre ces derniers jours”, les quatre syndicats CGT-Unsa-CFDT-SUD se réunissaient jeudi matin pour donner un second souffle au mouvement. Après les annonces du projet de filialisation du fret et de la fin du recrutement au statut pour 2020, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, mettait en garde le gouvernement contre un passage en force :

“On a un gouvernement qui est précis dans les annonces qui heurtent les cheminots, je parle de la filialisation du fret, de l’annonce d’une date précise pour la fin du statut, sans en avoir parlé avant aux cheminots lors des réunions bilatérales”

Le gouvernement serein

Serein jusqu’ici face à la pression exercée par les cheminots, le gouvernement dit tenir à l’échange avec les syndicats. Le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, défendait toutefois jeudi sur RTL un dialogue sans “mollesse” :

“La méthode du gouvernement d’Emmanuel Macron ça a toujours été le dialogue mais le dialogue ne veut pas dire la mollesse.”

Matignon n’a pas pour l’instant pas réagi à la demande. Snobée par les syndicats, Elizabeth Borne a assuré jeudi que la réforme ferroviaire “sera conduite jusqu’à son terme”, l’estimant “nécessaire”.

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