Inquiétude après la disparition d’une journaliste à bord d’un sous-marin

Le Nautilus

Kim Wall était en reportage à bord d’un sous-marin artisanal, vendredi. Le propriétaire est au cœur des soupçons.

 Le mystère est entier. Il débute à bord du Nautilus, dans la nuit de jeudi à vendredi. A bord de ce sous-marin artisanal, le plus grand construit par des particuliers lors de son lancement, il y a neuf ans, se trouve le propriétaire et Kim Wall, journaliste suédoise de 30 ans.

Le bâtiment navigue entre le Danemark et la Suède, dans le détroit d’Öresund. L’alerte est donnée par le compagnon de la jeune femme, inquiet de ne pas avoir de nouvelles. Rapidement, la police danoise retrouve le sous-marin, vendredi midi, au large de Copenhague. Son propriétaire, Peter Madsen, est secouru juste avant que le bâtiment ne coule.

Le sous-marin coulé volontairement ?

Les secours ne trouvent aucune trace de la jeune femme à bord de l’épave. Interrogé, Peter Madsen explique qu’il a laissé la journaliste sur l’île de Refshaleøen, jeudi soir, en raison d’un problème technique sur le sous-marin.

La piste ne donne rien. Le proprioétaire a été placé en détention pour 24 jours, renouvelables, pour “homicides involontaires”.  “Nous espérons encore trouver Kim Wall vivante, mais nous nous préparons à l’hypothèse qu’elle ne le soit plus”, a déclaré dimanche matin le chef de la police criminelle de Copenhague, Jens Moller. Il a par ailleurs évoqué l’hypothèse d’un acte volontaire à l’origine du naufrage du sous-marin. “Il semble qu’une action délibérée” ait pu le provoquer, a-t-il déclaré.

L’avocate de Peter Madsen, Betina Engmark, a quant à elle répété que son client “nie les accusations”, ajoutant qu’il était “touché” d’être ainsi soupçonné.

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