Le nouveau service de vaisselle de l'Élysée aurait coûté... 500.000 euros

Une table dressée avec un service en porcelaine de Sèvres, dans la salle des fêtes du Palais de l’Elysée, en 2005 – PATRICK KOVARIK / AFP

Dans le “JDD” du 8 juin dernier, une première facture de 50.000 euros avait été évoquée. Elle serait en fait “bidon”, selon “Le Canard Enchaîné”.

Les chiffres évoqués sont vertigineux. 400 euros pièce pour “les assiettes les plus simples”, “à partir de 500 euros pour les modèles contemporains”, pour un coût total avoisinant et même dépassant le demi-million d’euros, affirme Le Canard Enchaîné dans son édition du mercredi 13 juin.

1.200 nouvelles pièces commandées

C’est à ce prix-là que le couple Macron aurait commandé son tout nouveau service de vaisselle auprès de la manufacture de Sèvres. Il comprendrait en tout “900 assiettes de présentation et 300 assiettes à pain, soit 1.200 pièces correspondant à l’idée du changement de la présidence”, peut-on lire sur le communiqué de la manufacture. Un changement qui aurait dû coûter 50.000 euros, si l’on s’en tient à ce qui a été révélé dans le Journal du Dimanche daté du 8 juin.

50.000 euros seulement pour rémunérer artistes et designers

Mais la facture serait en fait beaucoup plus salée, à en croire Le Canard Enchaîné, qui cite un porte-parole de l’établissement prestigieux situé dans les Hauts-de-Seine. Selon lui, la somme de 50.000 euros correspondrait seulement à la rémunération des “30 artistes et designers” du concours lancé en septembre dernier. À cette occasion, Evariste Richer avait été choisi par la première dame en personne pour fournir à l’Élysée sa nouvelle vaisselle.

Le budget de l’État impacté ?

L’hebdomadaire affirme également que ce nouvel achat sera bien financé par l’État. Car si les textes officiels prévoient que les productions de la manufacture soient “attribuées gratuitement (…) pour l’aménagement et l’office des résidences présidentielles”, 60% des ressources de la Cité de la Céramique Sèvres Limoges (c’est ainsi qu’elle a été rebaptisée en 2009, ndlr) proviennent directement du budget de l’État, via des subventions “de fonctionnement et d’investissement”.

Et selon le Canard, ces subventions deviennent de plus en plus importantes chaque année : de 3.807 millions en 2016, elles auraient atteint 4.448 millions cette année.