Le père de l’assaillant d’Orly témoigne : « Mon fils n’a jamais été un terroriste »

 


Le père de l’assaillant d’Orly a témoigné ce dimanche, affirmant que son fils n’avait « jamais été un terroriste »

Le père de l’homme abattu samedi à l’aéroport d’Orly après avoir attaqué des militaires de l’opération sentinelle a affirmé ce dimanche que son fils qui ne priait pas et ne buvait pas, n’avait « jamais été un terroriste » a-t-il témoigné sur Europe 1. “Mon fils n’a jamais été un terroriste. Jamais il a fait la prière et il boit. Et sous l’effet de l’alcool et du cannabis, voilà où on arrive”, a-t-il déclaré suite à sa garde à vue.

Le profil de l’assaillant se précise un peu plus, Ziyed Ben Belgacem, un Français de 39 était connu  des services de renseignements, braqueur multirécidiviste, il s’est radicalisé en prison entre 2011 et 2012. Lors de l’attaque des militaires à Orly samedi il s’est dit prêt à « mourir » au nom d’Allah, au terme d’un « parcours violent et destructeur » à travers la banlieue parisienne, selon le procureur de Paris.

Le père et le frère de l’homme abattu s’étaient présentés d’eux-même à la police samedi en fin de matinée après avoir reçu un appel de l’agresseur qui venait de tirer sur des policiers lors d’un contrôle routier. “Il me téléphone à sept ou huit heures du matin. Il était énervé à l’extrême, même sa mère n’arrivait pas à le comprendre. Il me dit « Voilà papa, je te demande pardon, j’ai fait une connerie avec un gendarme » Je lui ai dis non, moi je ne donne pas mon pardon parce que tu as touché à un gendarme”, a relaté le père de l’assaillant.

Il tente de savoir où est son fils, pour venir le voir, mais Ziyed Ben Belgacem répond seulement qu’il “est sur l’autoroute” avant de mettre fin à la conversation et foncer vers la banlieue sud, où il volera une voiture avant d’aller à Orly.

Le père s’est donc rendu au commissariat, où il a été placé en garde à vue pendant quelques heures. Un frère et un cousin de l’assaillant étaient toujours entendus par la police dimanche matin. “Lorsque j’arrive au commissariat c’est là où j’ai trouvé que la police avait fait son travail. Ils ne m’ont pas dit directement qu’il était décédé. C’est un choc, mais qu’est-ce que vous voulez ? C’est la fréquentation et la drogue… En fin de compte, c’est moi qui paye”, a ajouté le père de Ziyed Ben Belgacem.

 

 

 

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