Le projet de loi « asile et immigration » présenté mercredi en conseil des ministres

AFP

Le texte porté par le ministre de l’Intérieur vise à réduire les délais de procédure d’asile, lutter contre l’immigration irrégulière et simplifier le droit au séjour des étrangers en situation irrégulière.

Le projet de loi « asile et immigration » doit être présenté en conseil des ministres ce mercredi, un texte controversé notamment pour les associations d’aide aux migrants et qui pourrait mettre à rude épreuve la majorité. Certains jugent cette loi trop « répressive ».

Le premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb doivent présenter les grandes lignes du texte ce lundi lors d’un déplacement à Lyon. Ils détailleront notamment les conclusions d’un rapport sur le volet intégration commandé par le député LREM Aurélien Taché.

Les associations réclament le retrait du texte

Le “projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif” vise à réduire les délais d’instruction de la demande d’asile à six mois, contre onze environ aujourd’hui, mais aussi à faciliter la reconduite à la frontière des déboutés et permettre une meilleure intégration des personnes admises sur le territoire. “On sait depuis des années que la durée de rétention influe très peu sur les mesures exécutées”, assure David Rohi de la Cimade, association d’aide aux étrangers, qui demande le retrait du texte.

A l’inverse, Les Républicains se disent “très inquiets du laxisme du gouvernement face au défi migratoire”, en déplorant “la timidité du texte” et l’absence d’outils pour “dissuader les clandestins”. L’immigration “va s’accélérer avec le projet de loi du gouvernement”, a pour sa part déclaré la chef de file de l’extrême droite Marine Le Pen.

La très discutée “circulaire Collomb”

La « circulaire Collomb »  sur le recensement des migrants dans l’hébergement d’urgence, avait déjà contribué à échauffer les esprits, avant même la présentation de la loi. Le Conseil d’Etat, qui avait été saisi en urgence par les associations doit rendre son avis sur ce sujet d’ici la fin de la semaine.