Emplois de ses filles à l'Assemblée : Bruno Le Roux démissionne

AFP

Suite à l’enquête préliminaire sur les emplois à l’Assemblée nationale des filles du ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux a annoncé avoir démissionné du gouvernement. C’est Matthias Fekl qui le remplace Place Beauvau a aussitôt annoncé l’Elysée.

La Place Beauvau change de main. Quelques heures après la révélation de l’emploi de ses filles à l’Assemblée alors qu’elles étaient adolescentes, le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux a annoncé mardi avoir démissionné du gouvernement.

Cette décision a été concertée avec François Hollande et Bernard Cazeneuve alors que le parquet financier a annoncé mardi ouvrir une enquête préliminaire sur l’emploi des filles de l’ancien ministre de l’intérieur à l’Assemblée nationale. L’Elysée a annoncé que c’est Matthias Fekl, jusqu’alors secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères, qui lui succède.


Après l’ouverture de cette enquête, Benoit Hamon avait d’ailleurs estimé que “la décision la plus prudente, la plus sérieuse” pour Bruno Le Roux serait de démissionner.

Employées lorsqu’elles étaient lycéennes puis étudiantes

Bruno Le Roux a employé ses deux filles en CDD comme collaboratrices parlementaires à l’Assemblée nationale lorsqu’elles étaient lycéennes puis étudiantes, a révélé lundi l’émission Quotidien. Alors qu’il était cité dans une enquête de l’émission de Yann Barthès,  le ministre de l’intérieur a reconnu l’embauche ponctuelle, en contrat à durée déterminée, de ses filles, “sur des étés, notamment, ou des périodes de vacances scolaires, mais jamais en permanence” alors qu’il était député de Seine-Saint-Denis.

Des jobs d’été ? 

Selon Quotidien, ses filles ont commencé à travailler pour leur père vers l’âge de 15-16 ans et ont cumulé respectivement 14 et dix CDD entre 2009 et 2016. “Pas d’amalgame” avec l’affaire Fillon, “on parle d’un boulot d’été auprès d’un parlementaire. Et quand il faut faire du classement, quand il faut faire un certain nombre de tâches parlementaires, je trouve que c’est une bonne école de faire ça”, a déclaré M. Le Roux aux journalistes de l’émission.

Quotidien affirme cependant que certains CDD effectués comme assistantes parlementaires ont pu se superposer avec des stages en entreprise ou le temps universitaire, à l’été 2013 pour l’une, 20 jours en mai 2015 pour l’autre. “Chaque contrat faisait l’objet de missions qui ont été honorées (…), puisque ces missions ont pu être effectuées en horaires renforcés avant et après le stage, et en travail à distance durant le stage (travail de rédaction, mise à jour de fichiers, recherches, etc.) et durant plusieurs jours supplémentaires à l’automne”, a répondu le cabinet du ministre, selon des propos rapportés par Quotidien.

 

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