Libye : trois soldats français des forces spéciales tués

AFP - Illustration

Un hélicoptère utilisé par les forces spéciales a été abattu dimanche par une milice islamiste près de Benghazi dans l'est de la Libye. Trois sous-officiers français membres des forces spéciales ont été tués, rapporte Associated Press.

L'attaque a été revendiquée par une milice qui se fait appeler “la brigade de défense de Benghazi”.

Des sous-officiers “en service commandé”

D'après des militaires libyens, c’est un missile sol-air et des tirs d’armes lourdes qui ont touché l’appareil.  

Si le pays n’intervient pas officiellement en Libye, des forces spéciales françaises ont été déployées sur le terrain libyen pour appuyer l‘Armée nationale libyenne (ANL) dans son combat contre Daesh, implanté notamment dans l’est du pays. Les trois sous-officiers étaient dans la région en “service commandé”.

Dans son communiqué, le ministre de la Défense “salue le courage et le dévouement de ces militaires engagés au service de la France, qui accomplissent, tous les jours, des missions dangereuses contre le terrorisme” et il adresse ses condoléances à leurs familles.

Le spectre de l’EI 

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est inquiété en début de semaine. Il craint que les cellules de l’EI, chassées de leur fief de Syrte, ne s'implantent ailleurs en Libye ou en Afrique du nord. “Les pressions récentes exercées contre le groupe Etat islamique en Libye pourraient inciter ses membres, y compris les combattants étrangers, à se délocaliser et à se regrouper, en cellules plus petites et plus dispersées géographiquement, à travers la Libye et dans les pays voisins", a-t-il écrit. 

Selon un rapport de l’ONU, 2000 à 5000 combattants de l'EI, originaires de Libye, de Tunisie, d'Algérie, d'Egypte, mais également du Mali, du Maroc et de la Mauritanie se sont implantés à Syrte, Tripoli et Derna.

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