Lyon : ils enlèvent la fille d'un convoyeur de fonds pour voler son fourgon

De faux plombiers ont fait main basse sur des millions de francs suisses en kidnappant la fille d’un convoyeur de fonds, la semaine dernière.

C’est un scénario digne d’une fiction. Et pourtant, cette rocambolesque affaire d’enlèvement survenue jeudi soir entre Lyon et la Suisse, est bien réelle.

De faux plombiers

Tout commence jeudi soir au bord d’une route de l’Ain, sur la commune de Tramoyes. Une jeune fille âgée d’une vingtaine d’années est découverte par les gendarmes vers 21h40. Très “choquée”, elle leur raconte alors avoir été enlevée à 18h30 dans son appartement à Lyon par deux hommes qui s’étaient fait passer pour des plombiers.

Selon les dires de la victime, ses ravisseurs l’auraient séquestrée dans leur véhicule. Pendant ce temps, selon une source policière, “des personnes se disant en lien avec les ravisseurs” contactent par téléphone son père qui travaille en Suisse pour une société de transport de fonds, et lui réclament une rançon.

Le fourgon comme rançon

Domicilié à Annemasse (Haute-Savoie), le convoyeur était justement en train d’effectuer une tournée avec son fourgon rempli d’argent, selon la radio Europe 1 qui a révélé l’information.

D’après les premiers éléments de l’enquête, le père accepte alors de se rendre au rendez-vous fixé par les malfrats, sur un parking dans le canton de Vaud, pour leur remettre la rançon : le contenu du fourgon.

Selon une source policière, le butin, toujours en cours de vérification, s’élèverait “entre 20 et 30 millions de francs suisses”, soit entre 17,5 et 26 millions d’euros. Une autre source a confirmé à l’AFP que le contenu du fourgon avait entièrement disparu.

Grand banditisme

Toujours choquée, la jeune fille était entendue vendredi matin par les enquêteurs français. “Nous n’avons pas de raison de mettre en doute sa parole”, a déclaré à l’AFP une source proche du dossier, pour qui “on est dans du grand banditisme”. Et “beaucoup de points restent à éclaircir”, souligne-t-on alors que “l’enquête ne fait que démarrer et va prendre du temps”.

Aucune interpellation n’était intervenue vendredi à la mi-journée dans cette affaire, ni en France, ni en Suisse.