Marine Le Pen craint "la mort du RN" si le gel des 2 millions d'euros est confirmé

FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

La justice doit se prononcer le 26 septembre prochain sur le gel du versement de 2 millions d’euros d’aides publiques normalement dû au parti présidé par l’ex-candidate à la présidentielle. 

C’est une rentrée à haut risque pour Marine Le Pen. Celle qui a fait face à Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle il y a un peu plus d’un an accumule les difficultés judiciaires et financières.

“Nous sommes évidemment sous le coup d’une épée de Damoclès” (Marine Le Pen)

En déplacement dans le Pas-de-Calais où elle est élue députée, la présidente du Rassemblement national a fait part de ses craintes. “Au mois de juillet, ils (les juges financiers parisiens) ont fait un hold-up sur notre dotation publique, mettant le mouvement que je préside dans une situation extrêmement difficile. Nous sommes évidemment sous le coup d’une épée de Damoclès”, a-t-elle déclaré à la presse depuis son fief d’Hénin-Beaumont.

“Le 26 septembre, une décision va intervenir. Si elle est négative, nous risquons la mort du Rassemblement national”, a-t-elle poursuivi, évoquant le gel possible du versement de 2 millions d’aides publiques qui devait revenir au RN.

Une nouvelle convocation devant les juges

Marine Le Pen doit également faire face à une nouvelle convocation des juges dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs au Parlement européen. L’enquête cible 17 députés et une quarantaine de collaborateurs parlementaires, pour un préjudice évalué par le Parlement européen à 6,8 millions d’euros, entre 2009 et 2017.

“Plus nous sommes attaqués, plus nous sommes renforcés dans nos convictions et dans notre volonté de gagner” (Marine Le Pen)

“Les coups sont de plus en plus durs, sont de plus en plus nombreux, mais s’ils croient qu’ils vont nous déstabiliser, ils se trompent, car plus nous sommes attaqués, plus nous sommes renforcés dans nos convictions et dans notre volonté de gagner”, a déclaré l’élue ce dimanche.