Mayotte : l'intersyndicale annonce la poursuite de la grève générale, malgré "l'accord de principe"

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Cette nuit, un “accord de principe” a été trouvé entre les manifestants et la ministre des Outre-Mer, Annick Girardin. Mais mercredi après-midi, l’intersyndicale annonce la poursuite de la grève générale et le maintien des barrages.

Statut quo à Mayotte, malgré l’accord de principe trouvé cette nuit entre la ministre des Outre-Mer, et les manifestants.

Mercredi après-midi, l’ensemble des membres du collectif de citoyens et de l’intersyndicale se sont réunis cet après-midi à Tsingoni, avec des représentants de chaque barrage. Ils ont finalement annoncé la poursuite de la grève générale, et le maintien des blocages. Ils estiment que des points manquent dans l’accord, notamment sur le volet sécuritaire.

 Absence de “moyens pour les services publics”

Interrogé sur Franceinfo, Quentin Sedes, secrétaire général de CGT Educ’action explique vouloir “des engagements budgétaires pour le service public le plus vite possible” de la part du gouvernement en préalable à toute négociation, “sinon je crains c’est que la situation reste bloquée”.

Concernant l'”accord de principe” trouvé dans la nuit, Quentin Sedes dénonce l’absence de “moyens pour les services publics”. Selon lui, traiter le problème uniquement par le volet sécuritaire “sera catastrophique”.

L’île est bloquée depuis plus de trois semaines, sur fond de tension sécuritaire.

Durant ces négociations, 13 des 15 mesures proposées par la ministre avaient pourtant été acceptées par les manifestants, a indiqué Salim Nahouda, secrétaire général de la CGT Mayotte.

La levée des blocages proposée

Autre raison de la colère des Mahorais, la tension autour de l’arrivée de migrants, notamment des Comores. Sur ce point, Annick Girardin doit proposer en Conseil des ministres que “la population étrangère” munie de cartes de séjours, d’autorisations de résidence ou de visas de plus de trois mois puisse “partir vivre dans un autre département du territoire national”.

Pour le secrétaire général de la CGT Mayotte, cette mesure permettrait de “désengorger la situation de l’île”. La levée des blocages routiers, qui paralyse l’île, doit être proposée à la population ce mercredi par l’intersyndicale.

Les raisons de la colère :