Mélenchon : "c'est la rue qui a abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE..."

AFP PHOTO / GEOFFROY VAN DER HASSELT

Des milliers de personnes, 150 000 personnes selon la France Insoumise, 30 000 selon la police, ont défilé samedi après-midi à Paris, à l’appel de Jean-Luc Mélenchon.

Plusieurs milliers de personnes ont défilé ce samedi à Paris pour dire non au “coup d’Etat social” d’Emmanuel Macron que constitue notamment, selon La France insoumise, la réforme du Code du travail. Les chiffres varient selon les sources : 150 000 selon la France Insoumise, 30 000 d’après la police.
Dans le carré de tête, derrière une banderole “Non au coup d’Etat social”, figuraient notamment aux côtés du leader de La France insoumise, l’ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon ou encore plusieurs responsables et députés LFI comme Clémentine Autain. Les militants CGT sont venus en nombre.
“C’est une démonstration de force du sentiment d’hostilité aux ordonnances”, s’est réjoui Jean-Luc Mélenchon.

Massés aux abords de la place de la Bastille, les manifestants ont marché vers la place de la République, où Jean-Luc Mélenchon a pris la parole.


“Vous êtes les indignés qui n’acceptent pas qu’on leur parle sur ce ton. On a appris que la démocratie, ce ne serait pas la rue. Monsieur le président, il vous reste à consulter l’Histoire de France !”, a lancé le leader de la France Insoumise aux manifestants. “Je crois dans la démocratie, mais la démocratie ce n’est pas la rue”, avait déclaré mardi sur CNN Emmanuel Macron.

“Monsieur le président, il vous reste à consulter l’Histoire de France pour apprendre que c’est la rue qui a abattu les rois, c’est la rue qui a abattu les nazis, c’est la rue qui a protégé la République contre les généraux félons en 1962 (…) c’est la rue qui a obtenu la quatrième semaine de congés payés en 1968 (…) c’est la rue qui a abattu le plan Juppé (…) c’est la rue en 2006 qui a obtenu le retrait du CPE (…) c’est la rue toujours qui porte les aspirations du peuple français lorsqu’il ne peut les faire entendre autrement”, a-t-il énuméré, interrompu par des “Résistance” et des “Dégagez” scandés par les militants.

Jean-Luc Mélenchon a assuré que “la bataille” sur la réforme du Code du travail n’était “pas finie”.
Les ordonnances sur la réforme du travail signées hier par Emmanuel Macron ont été publiées ce matin au Journal Officiel. Cela signifie que certaines mesures entrent en vigueur immédiatement.


“Avant la ratification des ordonnances par le Parlement, je souhaite, avec les organisations syndicales, et nous sommes prêts à nous ranger derrière elle, une action forte et dense”, a dit Jean-Luc Mélenchon en évoquant la possibilité de “déferler à un million sur les Champs-Elysées”.

Après une mobilisation syndicale en retrait jeudi, la manifestation sur un mot d’ordre plus large constitue un test pour le mouvement social et les

En marge de la manifestation, des militants radicaux du “black bloc” scandaient des slogans contre la police ou encore “Ni Dieu, ni maître… ni Mélenchon”. De brefs incidents ont éclaté entre eux et des “Insoumis” près de la scène où Jean-Luc Mélenchon devait prendre la parole.

Lire aussi
Code du travail : ce que contient le projet de réforme
Code du travail : nouvelle journée d’action contre la réforme

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages