Millas : les barrières du passage à niveau étaient "levées", assure la conductrice

La conductrice du car scolaire, toujours hospitalisée, a été brièvement entendue samedi par les enquêteurs.

La barrière du passage à niveau a-t-elle correctement fonctionné jeudi ? La conductrice du car scolaire percuté par un train à Millas, toujours hospitalisée, a été brièvement entendue samedi par les enquêteurs.

C’est une mère de famille “en état de choc”, a confié le procureur, après l’audition de cette dernière par les enquêteurs. “Elle indique que selon elle les barrières étaient levées”, a ajouté le magistrat, soulignant que le bus scolaire “roulait à 12 km/h au moment du choc”.

Les policiers ont cependant recueilli des “éléments matériels” sur la scène de l’accident, notamment “le bloc d’articulation de la barrière”, tendant à montrer que celle-ci était au contraire fermée, a précisé le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux.

“Nous devons bien évidemment expertiser cet élément pour déterminer si c’est un fonctionnement qui est normal, ou au contraire si c’est la résultante de l’accident”

Il a en outre précisé que les enquêteurs allaient “essayer de redéfinir le champ de vision de la conductrice à sa hauteur par un drone”.

Témoignages

Peu après le drame, plusieurs témoignages troublants sont apparus, mettant en cause le passage à niveau lui-même. Sur RTL, la mère d’une des élèves à bord du bus, âgée de 11 ans, a affirmé :

“Ma fille m’a dit que les barrières n’étaient pas baissées, qu’elles étaient relevées. Le bus est passé et là, elle a juste eu le temps de tourner la tête, le train arrivait. Elle a crié ‘Attention !’ et là c’était le trou noir”.

“La barrière est complètement relevée”

Toujours sur RTL, un autre père de famille affirme que sur la photo prise juste après l’accident, que lui a envoyé son fils, “la barrière est complètement relevée et il y a pas de barrière cassée”. L’enquête devra faire la lumière sur les circonstances de l’accident.