Montpellier : 17 personnes toujours en garde à vue après la manifestation anti-gouvernementale

La police avait interpellé 51 personnes suite au rassemblement houleux organisée à Montpellier samedi.

Dix-sept personnes étaient toujours en garde à vue dimanche soir, elles étaient 43 ce matin. Hier, la manifestation “convergence des luttes” organisée à Montpellier avait dégénérée. La police avait alors procédé à 51 interpellations. Le procureur de la République de Montpellier Christophe Barret a précisé que ces individus devaient répondre de violences sur les forces de l’ordre et de leurs participations aux dégradations causés à divers commerces : banques, agences immobilières ou magasins de téléphonie.

“Pure com”

Ces gardés à vue ne seraient que des boucs émissaires pour la présidente de la Fédération de la Ligue des droits de l’Homme de l’Hérault, Me Sophie Mazas, qui a qualifié les interpellations de “pure com'” .

“Ces personnes (…) ont été arrêtées totalement au hasard, plus de deux heures après les dégradations commises en marge de la manifestation, et à 2 km des dégradations”.

Des affrontement violents

La manifestation, qui a rassemblé entre 1.000 et 2.000 personnes samedi à Montpellier, a été le théâtre d’affrontements violents entre des manifestants et les forces de l’ordre. Notamment 200 manifestants, qui le visage masqué, s’étaient confrontés avec l’important dispositif policier.

Cette manifestation antigouvernementale avait notamment réuni de jeunes anarchistes, des opposants à la loi Vidal sur l’accès à l’université, des militants défendant les droits des migrants ou des opposants à la dispersion de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).