Mort de Naomi : des marches blanches organisées à Paris, Strasbourg et Valence

Naomi Musenga

La jeune femme de 22 ans est morte en décembre dernier. Son appel au Samu de Strasbourg avait été négligé par une opératrice.

L’affaire a choqué l’opinion publique. Révélée ces derniers jours, l’histoire remonte au 29 décembre 2017. Ce jour-là, Naomi Musenga prise de violentes douleurs, appelle le Samu pour demander de l’aide. Mais face à la détresse de la jeune femme, l’opératrice téléphonique la redirige vers SOS Médecins sans aider Naomi. La jeune maman d’un enfant de 18 mois, décède quelques heures plus tard à l’hôpital.

Durant l’appel téléphonique, l’opératrice lui avait notamment rétorqué “Oui, vous allez mourir, certainement, un jour, comme tout le monde”.

L’opératrice du Samu s’exprime pour la première fois :

Depuis, les réactions se multiplient. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dénonce de graves dysfonctionnements”. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Strasbourg.  La personne qui a pris cet appel, une assistante de régulation médicale a été suspendue administrativement par la direction des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg.

Trois marches blanches auront lieu ce mercredi 16 mai, dans l’après-midi. Place Kléber à Strasbourg à 17 heures, le cortège sera mené par la famille de la jeune femme. A Paris, place de l’Opéra, et à Valence dans la Drôme, ces deux marches prévues à 17h30 sont organisées par le Centre d’observation des inégalités et des violences, qui appelle à des rassemblements “dans le calme et dans la paix.”

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Le rappel des faits :