Nicolas Sarkozy en garde à vue : "Je n'ai jamais vu un centime de financement libyen", assure Claude Guéant

Nicolas Sarkozy est entendu depuis ce matin dans les locaux de la police judiciaire, à Nanterre.

Interrogé sur FranceInfo ce mardi 20 mars, celui qui était secrétaire général de l’Elysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, l’affirme :

“Je n’ai jamais vu un centime de financement libyen”

Claude Guéant est un témoin-clé de cette affaire qui a démarré après la publication en 2012 d’un document de Mediapart évoquant un financement libyen de la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007. L’homme d’affaires, Ziad Takieddine, avait ensuite raconté avoir rapporté de Libye quelque cinq millions d’euros en liquide, de l’argent qu’il aurait remis à Claude Guéant et Nicolas Sarkozy entre 2006 et 2007, alors qu’il était ministre de l’Intérieur.

Takieddine affirme avoir livré de l’argent libyen à Sarkozy

Une version des faits fournie également par Abdallah Senoussi, l’ancien directeur du renseignement militaire du régime libyen devant le procureur général du Conseil national de transition libyen.

Nicolas Sarkozy placé en garde à vue

Les enquêteurs ont aussi avancé sur la piste Alexandre Djouhri, soupçonné d’être l’intermédiaire entre Nicolas Sarkozy et Bechir Saleh, l’argentier du colonel Kadhafi. Djouhri est actuellement incarcéré à Londres dans l’attente de son éventuelle remise en France.

L’ancien chef de l’Etat a été placé en garde à vue ce mardi matin pour être entendu sur le présumé financement libyen de sa campagne en 2007.

C’est la première fois que Nicolas Sarkozy est entendu dans le cadre de cette enquête qui a démarré en 2013. La garde à vue de l’ancien président de la République peut durer jusqu’à 48 heures. Un de ses très proches, Brice Hortefeux, qui fut ministre de l’Intérieur durant son quinquennat, a également été entendu en audition libre.

Le démenti de l’ancien président

L’enquête porte sur des chefs de corruption active et passive, trafic d’influence, faux et usage de faux, abus de biens sociaux et blanchiment, complicité et recel de ces infractions.

Nicolas Sarkozy a toujours fermement démenti tout financement libyen de sa campagne.

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