Notre-Dame-des-Landes : une nouvelle phase d'expulsions de la ZAD

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Après un mois de calme relatif, la gendarmerie française a entamé, dans la matinée du jeudi 17 mai, une nouvelle série d’expulsions d’occupants illégaux du site du projet abandonné d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

Une nouvelle vague d’expulsions dans la ZAD (“zone à défendre”) a débuté à 06h00 jeudi 17 mai. Cette deuxième expulsion concerne les occupants n’ayant pas déposé de projet agricole pour justifier leur maintien sur les lieux, a précisé le ministère. “Une dizaine de squats” sont dans le collimateur des autorités.

Sur place, le général Gérard Lizurey, directeur général de la Gendarmerie nationale. Ce dernier aurait eu un échange avec les zadistes auxquels il a communiqué la liste des “squats” qui vont être évacués “de manière à ce qu’il n’y ait pas de surprise”  a-t-il déclaré.

Les habitants de la ZAD avaient dit s’attendre à cette seconde vague d’expulsions après une première phase qui avait pris fin le 26 avril. Le Premier ministre Edouard Philippe avait dit à l’époque que les occupants illégaux devraient être partis pour le 14 mai.


Le ministre de l’Agriculture a annoncé, lundi 14 mai à Nantes, que quinze premiers “projets agricoles” de zadistes étaient en passe d’être régularisés, tandis que quatorze autres devaient être “approfondis” en vue d’une prochaine réunion prévue en octobre.

“Ceux qui n’ont pas de projet agricole – et par là même ceux qui n’ont rien à faire sur le site – doivent le quitter”, avait dit Stéphane Travert à cette occasion.

Les zadistes de Notre-Dame-des-Landes ont déposé 39 demandes de régularisation auprès des services de l’Etat, couvrant ainsi la quasi-totalité des lieux de vie de la ZAD.

La plupart des expulsés sont toujours sur place

Entre le 9 avril et le 12 avril, 29 squats sur les 97 recensés avaient été démantelés. Mais seule une poignée d’occupants a réellement été expulsée, sur décisions de justice. Ceux dont les habitats ont été détruits vivent, pour la plupart, toujours sur la zone.

 


Les membres de la ZAD ont lancé plusieurs appels sur les réseaux sociaux visant à venir défendre la ZAD et ses lieux de vie. Un appel à manifester samedi 18 mai à Nantes a déjà été lancé. Un rassemblement au cœur, dimanche 19 mai, à 11h, est également prévu afin de reconstruire les lieux détruits.