"Petite martyre de l'A10" : les parents mis en examen

Des photos de la fillette diffusées par les gendarmes en 2012 – AFP

Le père interpellé reconnaîtrait avoir dissimulé le corps de la fillette et accuse son ex-épouse du meurtre.

Le père et la mère de la fillette de quatre ans dont le corps avait été découvert en 1987 au bord de l’autoroute A10 ont été mis en examen jeudi, a annoncé le procureur de la République de Blois, Frédéric Chevallier. Selon nos informations, l’homme qui a été écroué a partiellement reconnu les faits.

En garde à vue, le père aurait en effet expliqué avoir dissimulé le corps de l’enfant et devrait être mis en examen pour “recel de cadavre”. En revanche, il nie être responsable de la mort de la fillette et accuse la mère, dont il est aujourd’hui séparé. Cette femme nie fermement les faits de son côté.

Un corps martyrisé

Les parents de la “petite martyre de l’A10”, retrouvée morte en 1987, ont été identifiés cette semaine et placés en garde à vue. Ce sont des analyses ADN qui ont permis d’élucider l’affaire. Le 11 août 1987, une fillette âgée de 3 à 5 ans est découverte sans vie dans un fossé au bord de l’autoroute A10 dans le Loir-et-Cher. Son corps, martyrisé, porte des traces de coups, brûlures et morsures. Impossible alors d’identifier l’enfant malgré les appels à témoins lancés à l’époque par les autorités.

Une analyse ADN permet de retrouver son frère

Comme souvent dans les affaires élucidées tardivement, c’est la science qui donnera le coup de pouce décisif : des traces ADN de proches de la fillette sont identifiées sur la couverture dans laquelle l’enfant a été découverte. Fin 2017, un des ADN révélés correspond à celui d’un homme arrêté dans une affaire banale. Il s’agirait d’un frère de la fillette.

Les parents interpellés en région parisienne

Les enquêteurs ont alors pu identifier les parents présumés de la fillette, un couple de sexagénaires interpellé mardi. Ils ont été placés en garde à vue à Orléans et devraient être déférés devant un juge d’instruction ce jeudi.