Poulets brûlés vifs dans une vidéo : le musée lyonnais se défend

Illustration poulets – AFP

Le musée d’art contemporain de Lyon s’est expliqué après la polémique sur une vidéo montrant des poulets brûlés vifs.

Après la stupeur et les critiques, le temps des explications. Vivement mis en cause par des milliers d’internautes après la diffusion d’une vidéo montrant une vingtaine de poulet suspendus par les pattes en train de brûler, le musée d’art contemporain (MAC) de Lyon a pris la parole.

Les poulets n’ont pas vraiment été brûlés

Dans un communiqué, l’établissement a d’abord précisé que les flammes étaient fausses, que les poulets n’avaient donc pas vraiment brûlé :

“Cette œuvre vidéo a été réalisée au Maroc avec une équipe de techniciens créateurs d’effets spéciaux pour le cinéma, qui utilisent couramment ce produit pour créer des effets de flammes et d’incendie qui sont sans danger”

Le musée assortir son communiqué d’une photo de l’artiste Adel Abdessemed, auteur de l’œuvre controversée, testant lui-même l’artifice dans une rue.


Une vidéo rapidement diffusée par des visiteurs choqués

La vidéo, intitulée “Printemps”, est exposée au MAC depuis jeudi 8 mars. Rapidement, des visiteurs choqués l’ont filmée et diffusé sur les réseaux sociaux déclenchant un tonnerre de critiques.


Mais même après cette mise au point, les associations de protection animale ne goûtent toujours pas l’œuvre d’Adel Abdessemed. Ainsi l’association Peta a réagi ainsi dans Le Parisien :

“Ceci n’est pas de l’art, c’est de la cruauté envers les animaux. Que l’artiste ait utilisé un trucage ou non, les poulets exploités dans la « performance » d’Adel Abdessemed ont été suspendus à l’envers par des crochets, exhibés à des spectateurs et confrontés à la présence de flammes sur leur corps – une expérience terrifiante et traumatisante pour ces êtres sensibles et intelligents”.