Réformes sociales : les annonces de Macron à la Mutualité

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Emmanuel Macron a inauguré mercredi 13 juin, à Montpellier, le 42e congrès de la Mutualité française, où il a prononcé “un discours stratégique” sur sa politique sociale et tracer le cadre des réformes à venir.

Ce 42e congrès, le premier sous la présidence de Thierry Beaudet, a eu pour objet de renforcer les réflexions internes et de s’ouvrir à la société. Évoquant une transformation “profonde”, le chef de l’Etat a remis en question le système des dépenses sociales et la “mauvaise prévention” du système de santé français. Voici ce qu’il fallait retenir de son intervention :


Dépenses sociales

Le président a plaidé pour “une justice sociale effective plutôt que des incantations”, estimant qu’en matière de protection sociale, “la solution n’est pas de dépenser toujours plus d’argent”.

Pour Emmanuel Macron, il ne faut pas que la France se “contente de la redistribution monétaire”, préférant ainsi des solutions “plus efficaces”.

Dépendance

Le Président de la République a annoncé qu’une loi sur le financement de la dépendance serait votée avant la fin de l’année 2019.

Pour “répondre à la nouvelle vulnérabilité sociale” du grand âge, il compte provoquer “un débat national et indispensable”

RAC zéro pour les patients en difficulté

Enfin, le président de la République a confirmé la mise en place progressive d’ici au 1er janvier 2021 du principe de reste à charge zéro pour les patients en difficulté.

Ainsi, pour certaines offres de lunettes, de prothèses dentaires et mêmes auditives, ces derniers n’auront plus rien à débourser.

Un système préventif

Reprenant l’exemple du RSA, Macron a critiqué un système de lutte contre la pauvreté et l’exclusion “qui prévient mal, qui stigmatise encore et est trop complexe” et “peu humain”.

“Nous avons, ces dix dernières années, augmenté le RSA de 80% et nous avons baissé l’accompagnement de 40%, en termes de dépenses”, a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron estime que celui-ci “ne permet pas à celles et ceux qui tombent dans ces situations d’exclusion ou de pauvreté, de s’en sortir au plus vite et de retrouver toute leur place dans la société”.

La veille déjà, il avait dénoncé le “pognon de dingue” mis dans les aides sociales sans résoudre la pauvreté dans une vidéo publiée, mardi 12 juin,  par Sibeth Ndiaye, la conseillère presse et communication du président.