Report du plan pauvreté : Agnès Buzyn sévèrement recadrée par Emmanuel Macron

ALAIN JOCARD / AFP

Face aux critiques du chef de l’État, la ministre de la Santé n’aurait pas pu retenir ses larmes, selon “Le Canard Enchaîné”.

“Normalement, ce plan devrait être présenté autour du 10 juillet mais nous verrons si l’équipe de France est en demi-finale”. C’est cette phrase, prononcée par Agnès Buzyn le 4 juillet dernier sur LCI qui aurait mis le feu aux poudres.


En expliquant le possible report du plan pauvreté par les résultats des Bleus à la Coupe du monde de football, la ministre des Solidarités et de la Santé a provoqué un tollé, jusqu’au sommet de l’État, selon le Canard Enchaîné.

“Consciente de sa grosse bourde, Agnès Buzyn a fondu en larmes devant le Premier ministre et certains de ses collègues”, écrit ainsi l’hebdomadaire satirique dans son édition du mercredi 11 juillet.

Comment peut-on sortir des conneries pareilles ? (Emmanuel Macron)

Emmanuel Macron, de retour d’un voyage officiel au Nigeria, n’a pas caché sa colère en prenant connaissance des propos de sa ministre. “Comment peut-on mêler le foot et le plan ? Comment peut-on sortir des conneries pareilles ? C’est n’importe quoi ! Non seulement ils n’ont pas fait le boulot mais ils me font porter le chapeau ! Mais ils sont dingues !”, aurait-il lâché.

Finalement “touché par le désarroi” d’Agnès Buzyn

Mais toujours selon les indiscrétions du palmipède, le chef de l’État se serait ensuite radoucit, “touché par le désarroi” d’Agnès Buzyn. “Le report du plan n’est pas un sujet. L’important n’est pas la date de l’annonce mais celle de l’entrée en vigueur des mesures, au début de l’année prochaine”, aurait-il ajouté.

Durant son allocution devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, Emmanuel Macron avait évoqué le report de ce plan, concocté par la ministre de la Santé et supervisé par Matignon. Présenté finalement “en septembre”, il a annoncé sa mise en oeuvre “en 2019”.

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La raison de ce délai supplémentaire ? Le président de la République a expliqué que “cette action engage toutes les forces vives de la société et, au premier chef, celles et ceux qui vivent dans la pauvreté. Je ne veux pas d’une stratégie qui s’imposerait d’en haut dans la torpeur de l’été pour régler un sujet ou cocher une case”.