Samsung dit appliquer une "tolérance zéro"au sujet du travail des enfants

AFP

Deux ONG ont déposé plainte jeudi contre le fabricant coréen pour “pratiques commerciales trompeuses”. Elles reproches à Samsung “des violations des droits humains” dans ses usines chinoises.

Une “tolérance zéro”. C’est que le géant de l’électronique sud-coréen Samsung affirme appliquer jeudi vis-à-vis du travail des enfants, après une plainte déposée par des ONG à Paris.

“Samsung respecte scrupuleusement les normes et réglementations locales et internationales en matière de travail et exige la même conformité de ses fournisseurs” (communiqué)

Plainte déposée contre Samsung

Le groupe réagissait à la plainte déposée jeudi à Paris par les ONG Sherpa et Peuples solidaires pour “pratiques commerciales trompeuses”, reprochant à Samsung “des violations des droits humains” dans ses usines chinoises.

Les deux associations, dont une première plainte contre la filiale française de Samsung à Bobigny (Seine-Saint-Denis) avait été classée sans suite en 2014, affirment apporter de nouveaux éléments démontrant le recours au travail des enfants ainsi que les conditions de travail indignes et dangereuses.

Infiltration des usines chinoises

Les éléments versés à cette plainte, qui vise Samsung Monde et sa filiale Samsung Electronics France (SEF), s’appuient sur “de nouveaux rapports d’enquêtes très documentés de l’ONG China Labor Watch qui s’est infiltrée dans les usines” du groupe, indiquent les associations.

Sherpa et Peuples solidaires accusent Samsung de contredire ses engagements éthiques, alors que le groupe sud-coréen présente sur son site son ambition de “devenir l’une des entreprises les plus éthiques au monde”.