Un nouveau candidat FN pour 2022 ? C’est "envisageable" pour Marine Le Pen

Interrogée dimanche 19 novembre, Marine Le Pen a évoqué l’élection présidentielle de 2022 et la perspective de voir un autre candidat FN se lancer dans la course à l’Elysée à sa place.

Marine Le Pen est toujours le visage du Front national. Mais pour combien de temps ? Affaiblie par sa défaite face à Emmanuel Macron en mai dernier, par un débat de l’entre-deux-tours raté et par le départ de Florian Philippot, jamais la cheffe de file du FN n’est apparue aussi fragilisée. La question se pose alors : faut-il un ou une autre candidat(e) au parti frontiste en 2022 ?

Interrogée dimanche 19 novembre sur la question, Marine Le Pen a jugé “envisageable” que le parti d’extrême droite s’en remette à quelqu’un d’autre pour la prochaine présidentielle. L’ancienne candidate à l’Elysée a toutefois rappelé les succès électoraux engrangés par le FN depuis sa nomination à la tête du parti, en 2011. Mais un Front national sans un ou une Le Pen à sa tête, est-ce possible ? Marine Le Pen affirme en tout cas, au micro du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, aborder cette perspective avec “beaucoup de calme”.

“Je ne peux pas forcer les candidats à se présenter”

“Évidemment qu’on peut l’imaginer, il y a des élections, il y a une démocratie interne (..) et par conséquent il peut y avoir demain un candidat qui prenne ma place à la tête du Front national”, a-t-elle expliqué. Pour l’heure toutefois, elle reste la seule candidate à sa propre succession en vue du congrès du parti prévu pour mars, rappelle l’AFP. Marine Le Pen ajoute : “Il y aura un autre congrès avant les élections présidentielles” de 2022, lors duquel le parti sera appelé à élire son président et par conséquent son candidat à l’Elysée (…)”

Un pas vers Laurent Wauquiez…

Interrogée sur un possible rapprochement avec Laurent Wauquiez, candidat à la présidence LR, Marine Le Pen affirme : “S’il est sincère et compte tenu des propos qu’il tient, il devrait aller jusqu’à proposer une alliance”. La présidente du Front national se dit encore toute disposée à discuter avec celui qui s’impose de plus en plus comme l’homme fort de la droite. A une condition toutefois : “S’il en va de l’intérêt de la France et si les grands principes qui sont les nôtres sont respectés”.



…et des félicitations pour Emmanuel Macron

Fait assez rare pour être souligné, Marine Le Pen a aussi salué le rôle de “médiation” joué par la France dans le dossier libanais, insistant en particulier sur la rencontre entre Emmanuel Macron et le Premier ministre démissionnaire Saad Hariri, rencontre effectuée sous l’impulsion du chef de l’Etat. “Je crois qu’Emmanuel Macron a raison, je crois que le rôle de médiation que la France prend dans cette affaire est exactement le rôle qui doit être celui de la France”, a-t-elle affirmé, ajoutant encore que “M. Macron est venu sur beaucoup de mes positions en matière internationale”.

 

 

 


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