Venezuela : trois morts dans des manifestations anti-Maduro



La situation est de plus en plus tendue au Venezuela. Depuis deux semaines, l’opposition manifeste contre le successeur d’Hugo Chavez, Nicolas Maduro, accusé d’incompétence et d’autoritarisme. Trois personnes, dont deux étudiants, ont été tués par balles ce mercredi dans le cadre de manifestations.

Un étudiant de 18 ans, Carlos Moreno, est mort ce mercredi alors que, selon Reuters, il s’en allait jouer au foot à Caracas. Il aurait été pris dans une fusillade en marge des manifestations et abattu d’une balle dans la tête. A San Cristobal, près de la frontière colombienne, c ‘est une étudiante qui a perdu la vie. Selon un de ses amis qui a assisté à la scène, Paola Ramirez a été tuée par des hommes à moto à la fin de la manifestation.

Deux étudiants et un soldat tués

Troisième victime de cette journée de manifestation : un soldat de la Garde nationale vénézuélienne, tué par un tireur embusqué dans l’Etat de Miranda, près de la capitale du pays. Ces trois décès illustrent la tension qui prévaut dans le pays alors que l’opposition au pouvoir de Nicolas Maduro, le successeur d’Hugo Chavez, semble se radicaliser.

Nouvel appel à manifester ce jeudi

Alors que plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées ce mercredi, le leader de l’opposition et organisateur du mouvement, Henrique Capriles, a appelé ses partisans à manifester de nouveau ce jeudi : “Même heure, même endroit”, (…) “Si nous étions des millions aujourd’hui, demain nous serons plus”, a-t-il déclaré.

Une opposition qui se radicalise

L’opposition accuse le gouvernement d’être responsable des trois morts de mercredi, via les “colectivos”, sorte de milices armées composées de partisans de Maduro. Les opposants à ce dernier dénoncent l’incompétence du successeur d’Hugo Chavez, qu’ils accusent aussi d’être dictatorial. Fin mars, la commission électorale, réputée proche du gouvernement, a reporté la tenue des élections des gouverneurs d’Etat qui devaient avoir lieu cette année. Selon l’opposition, le Parti socialiste redoute une défaite assurée alors que le pays est en crise économique.

Le chef de l’Etat, lui, accuse ses opposants de semer le trouble pour renverser le gouvernement et d’être à la solde du capitalisme. Un immense rassemblement de ses partisans a également été organisé ce mercredi à Caracas.

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