Violences verbales : ces phrases qui peuvent marquer une vie

Capture d’écran

“Qu’est-ce que j’ai fait pour avoir un fils comme toi ?”
“Tu es une moins que rien”.
“Heureusement que tu es jolie, ça t’aidera peut-être”…
Des mots forts mais qui peuvent marquer toute une vie.

Ce mardi 12 septembre, une campagne de sensibilisation contre les violences verbales a été lancée sur l’internet par l’observatoire de la violence éducative ordinaire et StopVeo.

Un spot émouvant

Dans ce clip de sensibilisation, cinq adultes témoignent sur les phrases marquantes prononcées par leurs parents alors qu’ils étaient enfants. Entre tristesse, amertume et colère, ils évoquent ces mots que jamais ils n’oublieront.

“Toutes les violences verbales peuvent avoir des répercussions sur les enfants. Le but n’est pas de culpabiliser mais de réfléchir sur nos pratiques éducatives” explique le coordinateur de cette campagne et médecin Gilles Lazimi.

Pourtant la situation est bien plus complexe qu’il n’y parait. En effet, ces mots, bien que virulents seraient dits sous le coup de la colère ou de manière inconsciente par les parents. Pourtant la réaction des enfants est sans appel. Ils en subissent le contrecoup moral (perte de confiance, timidité soudaine) mais l’impact peut aussi provoquer des symptômes physiques tels que de l’eczéma et des troubles digestifs.


Une solution contre les violences verbales ?

Il n’y a malheureusement pas de recettes magiques pour faire disparaître ces écarts involontaires. Pourtant certains principes peuvent aider les parents à limiter les dégâts.

“Le premier d’entre eux, c’est qu’il est préférable de dissocier l’individu, l’enfant, de ses propos et de son action […] L’idée, c’est d’éviter de coller une étiquette à laquelle l’enfant va adhérer. Si on lui dit, ‘tu es un petit voleur’, il risque de le prendre au mot et de se dire : ‘puisque je suis comme ça, je vais continuer à voler” conseille le pédiatre Gilles-Marie Valet, auteur des 101 règles de l’Education Bienveillante.

Dans un second temps, il précise qu’il est essentiel d’éviter de rabaisser ou de décourager son enfant et de favoriser un langage positif qui le poussera à se surpasser et à rester positif en toute occasion.

Enfin quand l’erreur est faite, que les mots ont dépassé la pensée, il est toujours possible de limiter les pots cassés. Céline Quelen, présidente de Stop Veo enfance sans violence, explique à La Parisienne ce qui semble raisonnable de faire :
“Les parents ne sont pas infaillibles, mais quand on s’aperçoit qu’on a prononcé des paroles blessantes, il ne faut pas hésiter à dire à son enfant qu’on a eu tort de les dire car elles peuvent être destructrices. Il faut lui expliquer pourquoi on a dit ça.”

Ce spot sera diffusé à la télévision dès le 15 septembre prochain.

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